Symptômes du burn-out : les signes à reconnaître
Fatigue, cynisme, perte d’efficacité, troubles du sommeil : les symptômes du burn-out décrits par l’OMS, la HAS et l’INRS, et quand en parler à un médecin.
Burn-out : définition
Depuis 2019, la Classification internationale des maladies de l’OMS (CIM-11) décrit le burn-out comme un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès. L’OMS le classe parmi les phénomènes liés au travail : il n’est pas classé comme une maladie et la définition concerne spécifiquement le contexte professionnel.
L’INRS parle d’un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique, et la HAS d’un épuisement physique, émotionnel et mental lié à un investissement prolongé dans un travail exigeant.
Les trois dimensions du burn-out
L’OMS retient trois dimensions, proches de celles décrites par les travaux de Christina Maslach :
- un sentiment d’épuisement ou de manque d’énergie ;
- une distance mentale croissante vis-à-vis de son travail, ou un sentiment de négativisme ou de cynisme lié au travail ;
- une baisse de l’efficacité professionnelle.
Les symptômes du burn-out les plus fréquents
La HAS et l’INRS décrivent des manifestations variées, qui ne se présentent pas toutes chez chaque personne :
- émotionnelles : irritabilité, anxiété, tristesse, sentiment de vide ou d’impuissance, perte de confiance en soi ;
- cognitives : difficultés de concentration ou de mémoire, indécision ;
- comportementales : repli sur soi, isolement, agressivité, impulsivité, conduites addictives ;
- motivationnelles : désengagement, doutes sur ses compétences ;
- physiques : fatigue généralisée, troubles du sommeil, maux de tête ou de dos, tensions musculaires, troubles digestifs.
Des signes qui s’installent progressivement
Selon la HAS, ces symptômes apparaissent de façon progressive et leur intensité varie. Aucun d’eux n’est propre au burn-out : une fatigue ou des troubles du sommeil peuvent avoir bien d’autres causes. L’INRS rappelle aussi les facteurs de travail associés : surcharge et pression temporelle, faible contrôle sur son travail, manque de soutien, manque d’équité ou insécurité de la situation de travail.
Burn-out ou dépression : quand consulter ?
Les symptômes du burn-out recoupent ceux d’autres troubles. La HAS recommande au médecin de rechercher notamment un trouble dépressif, un trouble anxieux, un trouble de l’adaptation ou une maladie physique, et d’évaluer le risque suicidaire. Seul ce bilan permet de distinguer un burn-out d’une dépression.
Votre médecin traitant peut coordonner la prise en charge et, avec votre accord, échanger avec le médecin du travail. Si vous pensez à vous faire du mal, appelez le 3114 ou le 15 sans attendre.
Le test de burn-out gratuit (Copenhagen Burnout Inventory) peut vous aider à décrire votre épuisement avant ce rendez-vous. Il ne pose pas de diagnostic.
Sources et repères
Information générale : ce contenu ne constitue ni un diagnostic ni une recommandation de traitement.